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Patrimoine, églises, chapelles

Kallag : lieu où l’on trouve des rochers.

de l’ancien celtique « Kal » endroit où l’on trouve du rocher.

Le site de Callac est occupé depuis la période gallo-romaine comme l’atteste  la présence d’un pont gallo-romain sur l’Hyères et d’une voie romaine ; situation stratégique sur la route de Vorgium (Carhaix) à Tréguier.

Au 12ème siècle,  sur un promontoire dominant l’Hyères, un château fort est érigé par les comtes de Poher, issus de la lignée des premiers ducs de Bretagne.

Le pont Gallo-Romain.

Callac dépend de Botmel, paroisse tréviale de Plusquellec, dans laquelle habitait, selon la légende, le roi Nominoë. Il faut savoir que ce château est le siège d’une seigneurie s’étendant sur treize paroisses. Au cours des guerres de Succession du XIVème siècle, le château est assiégé à plusieurs reprises, notamment par les troupes du capitaine anglais Roger David, puis par Du Guesclin.

Démantelée sur ordre royal en 1393, la place forte est relevée en 1475 et de nouveau démolie vers 1550. Elle est alors acquise en 1584 par les bénédictins de Sainte-Croix de Quimperlé, puis vendue par dispersion et définitivement rasée en 1619 sur la décision du cardinal de Richelieu. En l’an III de la Révolution, Callac est réuni à Botmel et devient le siège de la nouvelle commune ; Callac devient par la suite un centre commercial et administratif pour cette région agricole.

Cette place forte était bâtie sur l’emplacement du centre-ville actuel ; quelques noms en  témoignent (« gros rempart »), dans le quartier de Porsanquen, « cour de l’angoisse », lieu où l’on rendait la justice…Des vestiges, des remparts subsistent rue des Martyrs ou dans la vallée de Pont Ar Vaux…

Ruines de Botmel.

Statue de Naous

La statue de Naous fut terminée en 1954 par le sculpteur animalier Georges Lucien Guyot. Elle fut inaugurée en 1958. Elle est avant tout un hommage au superbe étalon Naous  qui a contribué à la bonne réputation des haras de Callac.

Naous , et sa statue.

Eglise et chapelles

Eglise St Laurent

Les travaux de l’église ont commencé en 1873 pour se terminer par la consécration de l’édifice le 28 juillet 1892 par Monseigneur Pierre Fallières, évêque de St Brieuc et Tréguier.
Cette église a la particularité de ne pas être orientée comme celles construites aux siècles précédents à savoir le chevet (où se situe le maître autel) tourné vers l’Est (point cardinal où se lève le soleil). En effet ici le chevet regarde le Nord.
Lorsque l’on pénètre à l’intérieur de l’édifice on est frappé par la hauteur de la nef et la clarté de celle-ci. En effet, pas moins de 40 baies vitrées laissent pénétrer la lumière.
Dans cette église ont remarquera :
Le chemin de Croix, œuvre de l’artiste brestoise Monique Cras, peintre membre de l’Académie des Beaux Art de Paris.
Les vitraux ont été mis en place en deux fois: en mai 1915 et en novembre 1916. Les généreux donateurs pour la mise en place des vitraux ont voulu rendre hommage aux sept fondateurs des évêchés de Bretagne. Ainsi sont représentés tour à tour: Saint Corentin, Saint Pol L’Aurélien, Saint Tugdual, St Brieuc, Saint Malo, Saint Samson et Saint Patern.
Les chapiteaux des piliers de la nef , œuvre du sculpteur briochin Elie Le Goff.
Le lutrin du 18ème siècle. Pupitre sur lequel on mettait les livres de chants pour la messe. Cette œuvre représente un aigle terrassant de ses serres un serpent sur une boule.
Quelques statues anciennes en particulier Saint Yves qui a la particularité de porter barbe et moustache.
Les vitraux du chœur représentent la vie et la mort glorieuse du martyre Saint Laurent. La vie du saint patron de cette église est racontée en trois fois trois épisodes.

Chapelle Saint-Nicolas

Elle renferme des restes de sablières avec scènes de chasse, des chiens poursuivant des lapins, le seigneur et sa dame à cheval, séparés par un piqueur, avec une alternance d’hommes à pied et de cavaliers ; les valets portent des culottes à crevés à la mode de la fin du 15° siècle. On n’y trouve le goupil, Renart et le loup, Isengrin à côté des poules, des lapins et d’un homme coiffé d’un chapeau qui joue d’une sorte de trompe. Le clocheton porte une cloche de 108 livres et elle avait comme marraine Maria Joachim ANNAL…?

Le mobilier comprend des statues anciennes polychromes de la sainte Vierge, de saint Nicolas, de sainte Tréphine dite Stivina, et de saint Trémeur.
Saint Nicolas est représenté en évêque, crosse en main et mitre sur la tête. 
Il y a une statue au nom bizarre, celle de sainte Strifina, confusion du peintre qui a écrit transformé le nom latin « sancta trifina », sainte Tréphine en français.
Deux autres statues entourent le tabernacle, l’une tient sa tête entre ses mains, il s’agit sans doute de celle de saint Denis. qui décapité tint sa tête entre ses mains comme l’annonce sa biographie. A gauche de l’autel, un groupe en bois polychrome représente trois petits-enfants, ressuscités par saint Nicolas, assis sur le bord de leur saloir

Chapelle Sainte-Barbe

La chapelle Sainte Barbe est un édifice rectangulaire du début du 16° siècle situé en  ville de Callac, dans un chemin qui domine le lavoir de Pont ar Vaë ou Vô sur la route qui conduit à Botmel. Il semble qu’elle a toujours appartenu à une fabrique spéciale dépendant d’une famille callacoise. Au milieu du 19ème siècle, Les Lavanant qui habitaient au château de Keranlouant en était propriétaire, et un peu avant la grande guerre, Angélina Lavanant, célibataire, en avait la charge.  La dernière reconstruction dans les dernières années du 20° siècle avait été commandée par la famille Lallour. La description faite en 1929 par Jean Guillotin, l’instituteur privé de l’école saint Laurent,  indique que le pignon de la face sud était orné de choux et d’animaux fantastiques, deux lions sans doute. Le clocheton est coiffé d’une demi sphère en granit et ressemblant à un timbre d’horloge. Le portail nord indiquait l’inscription : « 1731 Guillaume Le Poullen »; ce Guillaume, originaire de Burthulet était un menuisier réputé marié en 1729 à Jeanne Le Roux de Callac.
La chapelle fut remaniée en 1688 et bien plus tard, à l’initiative de la famille Lallour vers 1985.
Le mobilier se limite à un christ en, croix ancien et de trois statues anciennes polychromes  de la sainte Vierge, de sainte Marguerite et de sainte Barbe. Sur la pierre de l’autel apparaît gravé , le patronyme de Marguerite de Lalande, donatrice de la chapelle, épouse d’Yves Joseph Bosquet, sieur de Garlouet en Pestivien en 1719, d’une vieille famille de notaires. Le petit clocheton portait une cloche de 72 livres et le nom de René ESNAULT(°1646+1725), fabrique en 1670, époux de Geneviève Ladvenant.

Chapelle Saint-Pierre

Cette chapelle construite au 16ème siècle, nouvellement restaurée, abrite entre autres ouvrages remarquables, des sablières sculptées. Sur ces sablières  » une ménagerie musicienne » qui n’est pas très facile de distinguer dans la pénombre. De plus, nous ne portons pas nécessairement attention à ce genres d’œuvres d’art hautement perchées, car le message qu’elles véhiculent nous échappent complétement.
En charpente, une sablière est une poutre qui court sur les murs latéraux au bas des lambris. Elle porte des scènes insolites, car c’est là que les charpentiers décorateurs s’en donnaient à cœur joie pour représenter les péchés et les vices sous forme animale ou des scènes du roman de renard entre autres. On la nomme ainsi car on la posait sur un lit de sable, qui en fuyant permettait à la poutre de prendre sa place lentement.

Calvaires

Calvaire et chapelle Saint-Pierre de l’Isle.

Sur le petit placître de la chapelle Saint-Pierre de L’Isle, trône un calvaire atypique. Au premier regard, il est même rebutant car on ne distingue que très peu de personnages tellement ils sont serrés les uns contre les autres, et tous ont subi les outrages du temps, et sûrement des hommes. Un œil averti se rend compte qu’il a été déplacé : Si on se réfère aux autres calvaires en Bretagne, le crucifixion regarde toujours vers l’ouest, la descente de croix, ou piéta, vers l’est. Ici la cucifixion est orientée vers le sud et la piéta vers le nord.

Calvaire de Kermagotton.

Calvaire de Kerminou.

Calvaire de Restellou.

Calvaire de la Ville-Neuve.

Plusieurs fontaines sur la commune :

Fontaine du Costang.

Fontaine de Goascaer.

Fontaine de Gwer-Halou.

Cette fontaine fut de tout temps la plus importante source d’eau de la ville de Callac. L’eau, fraîche et limpide, ne tarissait jamais, même dans les étés les plus chauds.
La source alimente le lavoir, rénové à plusieurs reprises au cours des années, et le ru se jette plus bas dans la rivière de Guervily, maintenant plan d’eau de la ville.

Fontaine de Kerdiéquel

Cette fontaine se trouve à l’entrée de la ville en venant de Guingamp, sur un chemin conduisant au village de Kerdiéquel, que les gens du cru prononcent plutôt Kerdjéquel. Elle a subie quelques transformations et est ornée sur la façade intérieure d’un buste d’homme qui semble avoir été ajouté à la fontaine d’origine. Le monument est surmonté d’une «  Descente de la Croix », aujourd’hui disparue. Notez sur la droite, une famille, père et mère et leurs deux enfants, sur la gauche, deux jeunes gens assis et derrière, bien timides, deux jeunes filles en coiffes du pays.  La source alimente aujourd’hui  une petite pièce d’eau dans un cadre champêtre agréablement aménagé par la municipalité.
La mémoire collective des vieux habitants de Callac raconte que cette fontaine qui était autrefois près de la chapelle Sainte Catherine, rue Jobic, a été déplacée lors de l’élargissement de cette rue, dans les années 1885

Fontaine de Pont Ar Vaux

Ainsi que plusieurs lavoirs

Lavoir de Gwer-Halou.

Le lavoir, peu usité aujourd’hui, modernisme oblige, fut l’endroit de Callac d’où partait toutes les nouvelles, fausses ou vraies, comme il est d’usage chez les lavandières.

Lavoir du Costang.

Lavoir de Pont Ar Vaux

Lavoir de Croix Jobic

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